
Il y a, dans toute histoire, des zones que l’on contourne plus qu’on ne les affronte. Des silences qui ne disent pas tout, mais qui pèsent malgré tout. Dans le roman, cet axe existe. Il ne définit pas l’ensemble, mais il traverse la relation.
Cette femme avance aux côtés du héros. Elle n’est ni en retrait ni en opposition. Elle construit, elle soutient, elle partage. Et pourtant, par moments, quelque chose se ferme. Pas brutalement. Pas par rejet. Comme une huître qui se referme sans bruit.
Certaines conversations déclenchent ce mouvement. Par exemple : lorsqu’il est question de la sœur du héros, elle met une limite nette. Elle refuse que cela soit évoqué devant ses propres parents. Elle coupe court, sans explication apparente.
Pourquoi cette retenue précise ?
Pourquoi cette crainte de voir certains mots prononcés ?
Pourquoi ce besoin de contrôler ce qui peut être dit, et à qui ?
En écrivant, je me suis aperçu que ce genre de tension ne naît pas de grands drames visibles, mais de fractures plus anciennes. Des choses que l’on a vécues et que l’on a appris à tenir à distance pour continuer à avancer.
Cet axe du roman ne cherche pas à créer du mystère artificiel. Il montre simplement comment un passé non réglé peut influencer une relation présente. Comment l’amour peut cohabiter avec des silences. Comment la protection peut parfois prendre la forme d’un refus.
Ce n’est pas l’histoire d’un secret spectaculaire. C’est celle d’un poids discret. Et de la manière dont il façonne, sans qu’on s’en rende compte, les choix, les peurs et les limites.
Cet aspect du roman s’installe progressivement. Il ne s’impose jamais. Il accompagne le récit, jusqu’à ce que le lecteur comprenne ce qui se joue réellement derrière ces moments de retrait.
Vous pourrez découvrir cette facette du livre à partir du 9 mars.