
Au départ, ce roman ne venait pas d’une intrigue.
Il venait d’une question simple, presque obsédante.
Pourquoi certaines rencontres, qui semblent anodines sur le moment, déplacent toute une vie.
Je ne voulais pas raconter une grande scène spectaculaire.
Je voulais partir d’un homme installé dans une existence qui paraît stable, presque réglée.
Une trajectoire claire.
Des choix déjà faits.
Une impression de maîtrise.
Et puis, au détour d’un moment ordinaire, quelqu’un surgit.
Pas une apparition romanesque.
Pas un coup de foudre théâtral.
Juste une rencontre inattendue, dans un lieu banal, à un instant où rien ne semblait devoir changer.
C’est précisément cela qui m’intéressait.
Cette rencontre n’arrive pas pour bouleverser immédiatement.
Elle ne promet rien.
Elle ne déclenche pas d’événement spectaculaire.
Mais elle introduit un trouble.
Une fissure légère dans ce que le personnage croyait solide.
En écrivant, je me suis aperçu que les choses ne se produisaient presque jamais ainsi.
Les grandes bascules ne viennent pas d’un choc frontal.
Elles commencent souvent par une présence qui dérange l’équilibre, sans qu’on sache encore pourquoi.
Dans ce roman, la rencontre est un point de départ invisible.
Elle n’impose rien.
Elle laisse simplement une trace.
Et cette trace, peu à peu, va obliger le personnage à regarder autrement ce qu’il croyait acquis.
C’est cette lente dérive qui m’a donné envie d’écrire L’Autoroute des destinées.
Observer comment une vie, sans rupture apparente, commence à changer de direction.
Vous pourrez découvrir comment cette rencontre agit réellement, et jusqu’où elle entraîne le personnage, à partir du 9 mars, à la sortie du roman.